Lieuse de pages Emérance Bétis

Lieuse de pages

Émérance Bétis crée des livres d'artiste

Au cours de ses randonnées autour de Montfort l'Amaury ainsi que de ses voyages vers d'autres contrées, paysage, architecture, mode de vie sont toujours pour elle des sources intarissables d'inspiration... Livrets et carnets s'imposent alors comme une évidence. Conception intégrale : textes, illustrations, MEP, composition des 4ème et 1ère de couverture... Et pour que le livre devienne objet d'art, elle fabrique la reliure, notamment en textile, qui enveloppe les pages et les mots qui lui sont si chers !

Émérance aime également créer en atelier : d'écriture bien entendu mais également au cours de multiples ateliers comme ceux de peinture décorative, de lecture de paysage, de couture, parfum, cuisine créative...

 

Origine de son nom de plume

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Nombreux lecteurs se posent la question. La réponse est toute simple :

  • Émérance était le prénom de son arrière-grand-mère maternelle d'Elancourt (prénom moyenâgeux, il subsiste en Bretagne).
  • Bétis était le nom de jeune-fille de sa grand-mère paternelle d'Ergal.
  • Émérance a la même consonance que son véritable prénom, Bétis commence par la même lettre que son nom d'épouse.
  • Grâce à ce nom de plume, lui a-t-on raconté, une petite fille de Pontchartrain se nomme Émérance.

 

Les derniers billets du blog " Lis et écris-moi une ambiance"

Une dernière danse de Victoria Hislop - Ed. Les Escales

Le 11/09/2016

La dernière danseAprès Chypre et Crète, voici le tour de l’Espagne et mon engouement ne va qu’en s’accroissant !
Sur la forme
La construction est similaire aux oubliés de la Crète : jeune femme anglaise sur le point de quitter son compagnon et allant, sans s’en douter, à la découverte de ses origines, avec une large partie centrale consacrée à celles-ci.
Sur le fond
Alors que je savais les horreurs, je n’ai jamais tant appris sur la guerre d’Espagne et les divisions qu’elle a pu engendrer au sein même des familles ! Le camp de réfugiés établi sur la côte française sud m’a fait penser à l’actuelle jungle du nord de la France, impliquant également l'Europe, 80 ans plus tard !
Les nombreuses descriptions de musique et de danse, notamment flamenca et flamenco nous transportent d’abord dans l’allégresse puis nous font ensuite presque oublier la guerre et le Franchisme. Les atmosphères des rues et des bars de Grenade sont excellemment bien rendues. Mercedes et Javier sont magnifiques.

 

Encore une danse de Katherine Pancol - Ed. Fayard

Le 29/08/2016

9782213597478 t 0 1J’ai tellement aimé Un homme à distance - je viens de le relire - que je n’ai pas trop hésité devant Encore une danse – écrits tous les 2 autour des années 2000 avec un nombre raisonnable de pages, contrairement aux 2 dernières trilogies de l’auteur.
Sur la forme
Si Un homme à distance est cadencé par un échange épistolaire, Encore une danse porte bien son titre : 1 danse et une seule où tout nous est livré sans aucune pause (pas de chapitres), du coup on va toujours plus loin mais on peut s’y perdre !
Sur le fond
Avec l’évocation dérangeante de pédophilie, de prostitution, de Sida, de coucheries et de tromperies peu avouables, Katherine Pancol nous dresse ici le portrait d’une bande de jeunes à travers les amitiés, les affinités et les jalousies internes. On n’y apprend pas grand-chose !

 

L'île des oubliés de Victoria Hislop - Ed. Les Escales

Le 22/08/2016

9782253161677 001 t 1Ma dernière lecture de la Ville orpheline du même auteur m’a conduite à celle-ci pour laquelle les critiques étaient meilleures. Effectivement, le romanesque y est bien plus habilement manié, du moins dans les 90% de l’histoire (60 premières années du 20ème siècle). Le personnage de Maria est plus particulièrement attachant. En revanche, j’ai trouvé que les interrogations amoureuses d’Alexis ainsi que son métier d’archéologue sur lesquels reposent le début et la fin du livre ont peu à voir avec son fil conducteur.

J’ai aimé toute la partie qui traite de l’île de Spinalonga, des relations humaines qui s’y développent en autarcie et des informations médicales données sur la lèpre et sur lesquelles je ne m’étais jamais attardée.  Ce roman permet de comprendre ce que pouvaient être nos hameaux français encore appelés des maladreries : quartiers de la honte réservés aux lépreux.

 

La ville orpheline de Victoria Hislop - Ed. Les Escales

Le 17/08/2016

9782253194422 001 t 1L’avis sur ce livre peut être très contrasté suivant l’angle sous lequel on l’aborde.
Sous l’angle romanesque
Avec un début trop long dans l’opulence d’un grand hôtel chypriote, on ne s’attache pas aux personnages tous plus narcissiques et pollués par l’argent les uns que les autres dans un univers de luxe hors de la vraie vie. Puis subitement, peu de temps avant le conflit greco – turc, une liaison s’instaure entre deux protagonistes – concurrents dans les affaires - la femme du propriétaire de l’hôtel, délaissée par son mari et son bras droit, brillant responsable du night-club de l’hôtel-. La narration est sans émotion sur cette liaison qui se trouve vite abrégée par le conflit.
Sous l’angle historique
Si l’on considère l’ancienne station balnéaire de Famagouste (nec plus ultra des années 70 en Méditerranée) et sa population (grecs orthodoxes et turcs musulmans vivant en parfaite harmonie) comme personnage principal, alors l’auteur réussit à nous attendrir sur l’état désastreux dans lequel le conflit conduit la ville à un statut de no’-mans land, malheureusement encore d’actualité en 2016. L’entraide entre les 2 communautés chypriotes est bien rendue, la coupure de l’île en 2 parties et les conséquences de la guerre civile également : pillage, trafic, faim, cruauté des militaires…

Finalement malgré une histoire médiocre, j’ai beaucoup appris sur ce pan d’histoire. Je compatis à la tristesse que l’on peut ressentir devant cette ville située dans un cadre idyllique mais abandonnée et interdite d’accès par l’armée turque.
 

Celle qui écrivait des poèmes au sommet des montagnes de Nicolas Fougerousse - Jouvence

Le 24/07/2016

K2802 1Attirée par le graphisme de la couverture - page d’écriture incrustée dans la montagne - et par le contenu de la quatrième - suspense autour d’un message déposé sur un pare-brise -, je suis néanmoins déçue.
Sur la forme
Malgré des chapitres courts qui donnent du rythme et quelques schémas qui enrichissent le texte, l’insertion d’évènements à des dates non chronologiques perturbe à plusieurs reprises la compréhension. L'introduction des notes de bas de page avec renvoi sur Youtube ou d'autres livres chez le même éditeur est très dérangeant !
Sur le fond
Ce livre n’a de roman que le nom. Le semblant d’histoire et de personnage principal n’est là que pour assommer le lecteur de recettes de développement personnel oh combien éprouvées, du moins par celui qui s’y intéresse. Le pardon accordé par Sarah à Angelo est tout à son honneur, en revanche quel est l’intérêt de révéler à son fils, Marcus, son intimité de femme et de mère alors que celui-ci n’est pas concerné : sinon de le déstabiliser un peu plus ! Quant à la promesse de poèmes, ils s’avèrent rares.
 

Dédicaces, concours de nouvelles...